Elle était d'une beauté différente de celle qui m'avait fait craquer pendant la séance de cinéma en plein air. Quand elle riait, elle était si mignonne que, sans exagérer, j'aurais voulu me marier tout de suite avec elle, quand bien même il s'agissait de l'amie de Luo. Dans son rire, je sentais l'odeur des orchidées sauvages, plus forte que celle des autres fleurs posées sur la tombe; son haleine était musquée et torride.
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Dans notre paradis aquatique, une sorte de baie complétement isolée, à l'eau très profonde, chaque fois qu'elle grimpe d'un pic vertigineux pour sauter, je reste en bas et la regarde en contre-plongée presque verticale, mais ma tête tourne, et mes yeux confondent le pic avec les grands ginkgos qui se découpent derrière, en ombre chinoise. Elle devient toute petite, comme un fruit accroché au sommet d'un arbre. Elle me crie des choses, mais c'est un fruit qui bruisse. Un bruit lointain, à peine perceptible, à cause de l'eau cascadant sur les pierres. Soudain, le fruit tombe en flottant dans l'air, il vole à travers le vent, dans ma direction. A la fin, il devient une flèche purpurine, fuselée, qui pique la tête dans l'eau, sans bruit, ni éclaboussure.
"Balzac et la petite tailleuse chinoise"




